Le
redressement de l'économie américaine contribuera à
stimuler l'économie dans la plupart des régions canadiennes
en 2004, selon un rapport économique de BMO Groupe financier
MONTRÉAL,
le 30 octobre 2003
- Selon un rapport rendu public aujourd'hui par BMO Groupe financier,
l'économie canadienne devrait se redresser en 2004 et en 2005.
Le taux de croissance devrait passer d'un anémique 2 % en 2003
à près de 3,5 % au cours des deux prochaines années.
Le rapport Perspectives 2004 prévoit non seulement une reprise
de l'économie nationale, mais également une reprise de
tous les secteurs de l'économie dans la plupart des provinces.
Le redressement
de l'économie américaine est le principal facteur qui
sous-tend ces perspectives plus optimistes. Après avoir enregistré
un taux de croissance de 2,9 % cette année, l'économie
devrait croître de 4,4 % et de 3,8 % en 2004 et 2005, respectivement.
Tandis que la progression de la demande aux États-Unis soutiendra
la croissance au Canada, l'appréciation du dollar canadien devrait
freiner la demande pour les exportations canadiennes et avoir une incidence
négative sur les secteurs exposés à la concurrence
des importations. Tous ces facteurs réunis amortiront le rebond
global au Canada. Ainsi, après avoir connu une croissance économique
supérieure à celle des États-Unis depuis quatre
ans, le Canada devrait enregistrer un taux de croissance inférieur
à celui de ses voisins du Sud à partir de 2003, et ce,
jusqu'en 2005.
"La vigueur
du dollar canadien pose un défi à la Banque du Canada,
a indiqué Tim O'Neill, économise en chef, BMO Groupe financier.
En dépit du raffermissement de l'économie qui semble indiquer
un moindre besoin de maintenir des taux d'intérêt aussi
bas, le faible taux d'inflation et la décélération
de la croissance résultant de l'appréciation du dollar
donnent à penser qu'il n'y a aucune urgence à augmenter
les taux." Les économistes de la Banque prévoient
que la Banque du Canada demeurera inflexible et maintiendra les taux
d'intérêt à leur niveau actuel jusqu'au milieu de
2004. D'ici la fin de 2005, le taux d'escompte de la banque centrale
devrait passer du taux actuel de 2,75 % à 4,50 %.
Au Canada, la plupart
des régions contribueront à l'accélération
de la croissance économique nationale. Selon les prévisions
économiques de BMO Groupe financier, c'est l'Alberta qui devrait
connaître la plus forte croissance au pays l'an prochain.
"Nous considérons
que les principaux moteurs de la reprise en Alberta sont liés
à la vigueur des prix du gaz naturel qui encouragent les nouvelles
explorations et le développement, ainsi qu'à la suppression
prévue des obstacles à l'importation des produits du buf
canadien aux États-Unis", a indiqué M. O'Neill. Dans
l'ensemble, le taux de croissance économique de la province devrait
bondir pour atteindre 4 % en 2004 et 4,2 % en 2005, ce qui représente
une forte hausse par rapport aux prévisions initiales de 2,5
% pour 2003.
Le Manitoba et la Saskatchewan bénéficieront aussi de
l'amélioration des conditions agricoles. On peut lire dans le
rapport Perspectives 2004, que le solde global de l'offre et de la demande
et la sécheresse qui a frappé l'Europe et certaines régions
de l'Amérique du Nord cette année favorisent une hausse
des prix du grain. L'an prochain, ces deux provinces devraient enregistrer
un rythme de croissance économique qui se situera près
de la moyenne nationale. Le taux de croissance devrait s'établir
à 3,2 % en 2004 et 2005 en Alberta et dans une fourchette de
2,7 % à 2,9 % en Saskatchewan.
L'Ontario et le
Québec, dont l'économie est liée aux exportations
vers les États-Unis, devraient bénéficier de la
reprise de l'économie américaine.
"En 2004, l'Ontario
aura laissé derrière elle certains facteurs temporaires
tels que la panne de courant du 14 août et la crise du SRAS, ainsi
que les répercussions négatives que celles-ci ont eues
sur le tourisme et d'autres secteurs d'activité, a expliqué
M. O'Neill. En Ontario, la plupart des secteurs ont éprouvé
des difficultés cette année, à l'exception de celui
de la construction et de la rénovation résidentielle,
mais nous prévoyons que la croissance s'étendra considérablement
à d'autres secteurs au cours des prochaines années."
En 2004 et en 2005,
les provinces de l'Ontario et du Québec devraient toutes deux
enregistrer un taux de croissance qui se situera dans une fourchette
de 3,2 à 3,5 %.
Dans les provinces
de l'Atlantique, le taux de croissance devrait être légèrement
inférieur à 3 % l'an prochain. Pour le Nouveau-Brunswick,
la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard, cette
progression peut être attribuée à la reprise de
l'économie nord-américaine en général.
Pour ce qui est
de Terre-Neuve et Labrador, le taux de croissance devrait régresser,
pour passer de 4,7 % cette année à 2,5 % en 2004. "Les
taux de croissance élevés qu'a connus Terre-Neuve au cours
des dernières années reflétaient en grande partie
l'accroissement de la production dans les champs pétrolifères
Hibernia et Terra Nova, a indiqué M. O'Neill. Malheureusement,
ce stimulant économique ne constituera plus une force dynamique
l'an prochain, ce qui entraînera une régression du taux
de croissance économique de la province."
Parmi les provinces
canadiennes, la Colombie-Britannique est celle qui devrait enregistrer
le deuxième plus faible taux de croissance au pays en 2004, alors
que les restrictions gouvernementales neutraliseront en partie, la reprise
cyclique. Malgré tout, la Colombie-Britannique devrait être
la province qui connaîtra la plus forte expansion économique
au cours de la période de 2003 à 2005, alors que son taux
de croissance passera de 1,2 % cette année à 3,3 % en
2005 à la suite de la reprise de l'activité dans les secteurs
du tourisme, de la foresterie et de l'augmentation des dépenses
d'investissement.
Le texte complet
du rapport Perspectives 2004 peut être téléchargé
depuis le site de la Direction des études économiques
de BMO Groupe financier, dont l'adresse est : www.bmo.com/economic.
Perspectives
régionales canadiennes en bref
(Sauf indication contraire, tous les chiffres représentent des
variations en pourcentage.)
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Personne-ressource
:
Lucie Gosselin, Montreal, lucie.gosselin@bmo.com, (514) 877-1101