« Mondialisation
: à défaut d'être les moins chers, soyons les meilleurs »
Allocution de Monsieur L. Jacques Ménard, président, BMO
Groupe financier - Québec, Chambre de commerce de Rimouski
Rimouski, QC,
le
14 avril 2004
Distingués
invités d'honneur,
Mesdames, Messieurs,
Merci, à
la communauté d'affaires de Rimouski pour son aimable invitation.
Ce midi, j'aborderai trois sujets :
· D'abord,
où en sommes-nous par rapport aux autres ?
· Deuxième point : quels sont nos grands défis
?
· Mon troisième point : qui devrait faire quoi ?
· Mon dernier point : les PME, la région, l'apport des
partenaires.
Où en sommes-nous
?
En fait, posons-nous
les deux questions que vous vous posez à tous les jours, dans
votre entreprise. Combien ça coûte ? Ça donne quoi
?
D'abord, combien
ça coûte ? Combien ça coûte pour faire tourner
notre système, nos écoles, nos hôpitaux, nos services,
bref, tout le système public et para public qui encadre notre
vie et qui la réglemente.
En gros, le Québécois
moyen travaille six mois sur douze pour l'État. Le Britannique,
5 mois. L'Américain, 4 mois. Les dépenses de services
publics par habitant, au Québec, sont supérieurs de près
de 1500 $ à celles de l'Ontario. Pourtant, la richesse collective
de l'Ontario est supérieure à la nôtre de 6500 $
par personne, par année. Une première conclusion indiscutable,
notre système coûte cher.
Deuxième
question, ça donne quoi ? Trois grands dossiers : l'éducation,
la santé, la productivité. Trois dossiers qui influencent
directement la capacité de gagner de nos entreprises, ici comme
à l'étranger.
D'abord, l'éducation.
On dépense en éducation, par rapport à notre PIB,
plus que le reste du Canada, que les États-Unis et que la moyenne
des pays de l'OCDE. Pourtant, notre taux de diplômation nous relègue
au 15è rang de ces pays. Un garçon sur deux n'a pas son
diplôme d'études secondaires au bout de cinq ans. Un sur
trois ne l'a toujours pas au bout de sept ans. Un sur cinq ne l'obtient
jamais. En gros, nous échappons un jeune sur cinq au secondaire.
Un sur trois, au collégial. Un sur trois, au premier cycle universitaire.
Pas étonnant que nous ayons moins de diplômés universitaires
que nos voisins, au bout de la ligne. 18 % de la population québécoise,
entre 25 et 64 ans, détient un diplôme universitaire; 21 %
en Ontario. 28 % aux États-Unis.
Bien sûr,
nous pouvons nous enorgueillir de certains succès. Dans certains
domaines, nous faisons partie du peloton de tête. Plusieurs de
nos spécialistes sont très recherchés. Certaines
de nos institutions de recherche et de formation ont une excellente
réputation. Vous en comptez, chez vous, à Rimouski et
dans les environs. L'Institut maritime du Québec, qui fête
son 60è anniversaire cette année, l'Institut des sciences
de la mer qui regroupe une concentration de chercheurs unique dans son
domaine et le prestigieux Institut Maurice Lamontagne. On comprend facilement
que Rimouski soit désignée comme étant la Technopole
maritime du Québec. Sans compter les efforts déployés
dans les domaines de la valorisation de la biomasse, les technologies
de foresterie, l'environnement et le développement durable. Mais,
ces réels succès, dont il faut certainement se réjouir,
n'assurent pas, pour autant, un système d'éducation performant
à l'échelle du Québec.
Le Québec
n'est pas l'Irak, loin de là. Mais tout le monde sait que les
investissements publics dans notre système d'éducation
post-secondaire ont ralenti au cours des dernières années.
Chez nos voisins, c'est le contraire qui s'est passé. Chez nous,
ralentissement des investissements, gel des frais de scolarité
à l'université, des traditions de mécénat
encore bien jeunes. Bref, notre réseau d'enseignement supérieur
crie famine. Les recteurs parlent d'un trou de 350 millions $ à
combler. Or, les seuls coûts de système risquent d'engloutir
la plus grande partie de l'augmentation de 2,7 % annoncée dans
le budget pour l'éducation.
Le directeur des
HEC rappelait récemment que son institution est la seule en Amérique
du Nord à bénéficier de l'agrément des trois
grands organismes internationaux les plus réputés en commerce.
Les HEC, un de nos joyaux. Un joyaux en danger cependant. Son ratio
étudiant par professeur est de 38 pour 1. Les exigences des grands
organismes, en bas de 20 pour 1. Danger, là aussi !
L'éducation
donc, un premier domaine où nous pouvons nous demander si nous
faisons les choses correctement. En avons-nous pour notre argent ? Investissons-nous
à la bonne place ?
En éducation
supérieure, il faut reconnaître que nous faisons face à
un cas de force majeure. Si une action vigoureuse n'est pas entreprise
rapidement, le manque à gagner chronique des universités
passera de 350 millions $ à un demi milliard $ annuellement,
au cours des prochaines années. Les retards causés à
notre réseau d'éducation supérieure risqueraient
de devenir alors irrécupérables. Devant cette situation
d'urgence et malgré la promesse faite par le gouvernement de
maintenir le gel des frais de scolarité jusqu'à la fin
de son mandat, je crois qu'il y aurait lieu d'ajuster progressivement
ces frais. Par exemple, on pourrait permettre aux universités
de récupérer graduellement leur manque à gagner
à cet égard depuis le début du gel. Par ailleurs,
une telle décision ne devrait pas aller de pair avec un désengagement
de l'État. Au contraire, une aide accrue devrait alors être
accordée aux étudiants qui en ont besoin. La qualité
de notre réseau d'éducation supérieure constitue
une responsabilité collective devant laquelle nous n'avons pas
le droit de nous défiler.
Deuxième
secteur, la santé. 42,6 % de nos dépenses de programmes
au Québec. Presque 10 % de notre PIB, contre 8,4 % dans l'ensemble
des pays de l'OCDE. Nous dépensons plus que le Royaume-Uni, l'Italie,
le Japon, la France et bien d'autres. Oui, même la France qui
passe pourtant pour avoir un des meilleurs systèmes de santé
au monde.
Pourtant, le Québec
ne compte que deux médecins pratiquant pour 1000 habitants, contre
2,9 dans l'ensemble des pays de l'OCDE. Écart aussi dans le cas
du personnel infirmier. 7,2 infirmières pour 1000 habitants,
contre 8,1 ailleurs, en moyenne. On le sait tous, nous accusons des
retards importants en équipements de pointe. Le temps d'attente
pour consulter un spécialiste a triplé, au Québec,
depuis 10 ans. L'OCDE vient tout juste de nous dire que nous gérons
mal nos listes d'attente. L'engorgement de nos urgences est devenu chose
courante. Dans certaines régions, vous en savez quelque chose,
c'est à peu près impossible de trouver un nouveau médecin.
Dans le Bas-St-Laurent, vous disposez de 0,85 médecin spécialiste
par 1000 habitants, contre 1,02 dans l'ensemble du Québec. Ce
qui est déjà très faible en regard des standards
internationaux.
Je ne me complais
pas à décrier nos problèmes. Je veux seulement
souligner que nos services se détériorent, même
s'ils nous coûtent de plus en plus cher. C'est pas normal. L'état
de nos finances publiques reflète bien sûr cette situation.
La dette québécoise per capita bat tous les records au
Canada. 12 000 $ par Québécois. 42 % du PIB. 17 % des
revenus autonomes du gouvernement du Québec passe au paiement
des intérêts sur la dette. Malgré le déficit
zéro, la dette québécoise continue de grimper.
16 milliards $ de plus depuis six ans. 115 milliards $ au total, cette
année. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il va falloir changer
des choses. Que feriez-vous dans votre entreprise si vos coûts
montaient en flèche et que le rendement descendait constamment
? Je connais la réponse.
Élargissons
encore notre analyse et regardons un troisième grand dossier
qui touche vos entreprises directement : la productivité.
Tous s'entendent
sur le même constat : la productivité canadienne est faible,
notamment, comparée aux États-Unis. Et la productivité
du Québec est en bas de la moyenne canadienne. De combien ? Dans
le secteur manufacturier, le tiers en bas de la productivité
américaine.
Au Québec,
la productivité du travail est égale ou supérieure
à la moyenne canadienne uniquement dans quatre grands secteurs
sur treize. On parle du niveau moyen de production par heure travaillée.
Nous sommes forts dans les services publics, c'est-à-dire les
télécoms, la production et la distribution d'électricité,
etc. Même chose dans l'information, la culture et le loisir. Dans
la fabrication, nous dépassons tout juste la moyenne canadienne.
Dans l'administration publique, nous sommes sous la moyenne canadienne.
Ce n'est pas tout. Les Américains travaillent en moyenne 1900
heures, les Ontariens,1800 et les Québécois, 1600. Quand
on travaille moins d'heures que les autres et que notre productivité
par heure travaillé est inférieure, notre niveau de vie
est menacé. D'ailleurs, notre PIB par habitant est d'environ
6500 $ inférieur à l'Ontario.
Sommes-nous en train
de refermer l'écart ? Pour l'ensemble de 2003, la productivité
du travail a augmenté d'à peine 0,1 % au Canada, contre
4,5 % aux État-Unis. En 2002, 2,2 % au Canada, contre 4,9 % aux
États-Unis. Faut-il rappeler de plus que, dans 25 ans, deux travailleurs
québécois soutiendront un retraité. Aujourd'hui,
le ratio est de 5 travailleurs pour 1 retraité.
Élargissons
encore davantage notre champ d'analyse. Quelles sont les grandes tendances
mondiales actuellement ?
Tous les pays industrialisés
sont aux prises avec ce qu'on appelle maintenant la « délocalisation »
de leur main-d'uvre. Au profit de pays comme l'Inde, la Chine
et même, dans une moindre mesure, certains pays de l'Europe de
l'Est. La vague a commencé avec des emplois plus ou moins qualifiés
dans la fabrication. Le secteur du vêtement a été
un des premiers. L'assemblage a suivi dans des domaines de plus en plus
sophistiqués. Aujourd'hui, un pays comme la Chine, par exemple,
assemble une proportion énorme des téléviseurs,
lecteurs vidéo et CD vendus un peu partout dans le monde. Les
Chinois fabriquent des meubles, des équipements de sport, des
lits d'hôpitaux, etc. La liste s'allonge constamment. La Chine
est devenue la terre de prédilection des investisseurs étrangers.
53 milliards $ d'investissements directs étrangers en Chine en
2002. Premier rang mondial, devant même les États-Unis.
Donc, des équipements de très haute qualité, performants,
dans des domaines ciblés. On parle d'immenses usines à
la fine pointe de la technologie.
La délocalisation
des emplois touche également le secteur des services. Des emplois
qualifiés, bien rémunérés. D'ici 10 ans,
les États-Unis pourraient délocaliser vers les pays asiatiques
3,3 millions d'emplois, uniquement dans le secteur des services.
Allons un instant
à Bangalore, la Silicone Valley de l'Inde. Un ingénieur
parfaitement bilingue gagne en moyenne 12 000 $ par année, en
étant très heureux dans ces conditions. Savez-vous combien
l'Inde forme d'ingénieurs par année ? 260 000
J'ai
bien dit 260 000. Silicone Valley, compte maintenant 120 000 ingénieurs
contre 150 000 à Bangalore, en Inde.
Quelques exemples.
Microsoft va recruter 2 000 développeurs de logiciels en Inde,
d'ici la fin de l'année. Des ingénieurs indiens entretiennent
et développent les sites interactifs de Lehman Brothers, de Boeing,
des Pages Jaunes du téléphone aux États-Unis. Les
données individuelles utilisées pour établir les
polices d'assurances ou attribuer des crédits par American Express
et J.P. Morgan sont traités en Inde. Des dizaines, sinon des
centaines d'autres exemples
Si la Chine est
devenue l'atelier du monde, l'Inde est en voie de devenir la destination
préférée des grandes firmes de services et de technologie.
Et, attention, l'Europe de l'Est s'en vient
Devant ce portrait
inquiétant, mais réaliste, qu'est-ce qu'on fait ? Il ne
s'agit certainement pas de paniquer. L'ouverture du commerce a toujours
profité aux pays qui ont joué le jeu en développant
leurs forces. Alors, quels sont nos défis ?
Au fond, notre grand
défi, c'est d'être les meilleurs pendant que d'autres deviennent
moins cher. Comment ? Je vois trois grands champs d'action où
il va falloir travailler très fort. D'abord, assouplir notre
système public et l'adapter aux défis d'aujourd'hui; rehausser
la qualité de notre système d'éducation et de formation;
et en troisième lieu, améliorer notre productivité.
La stratégie : cibler les activités et les secteurs à
haute valeur ajoutée en mettant à contribution tous les
partenaires, privés comme publics.
Quant à la
réorganisation de notre machine étatique, le Québec
est présentement à un point tournant. Les paliers de responsabilité
sont remis en question, les priorités sont en cause, toutes les
façons de faire sont sur la table. Qui devrait faire quoi ? Je
pense que le travail devrait être confié à ceux
qui sont en mesure de livrer le plus efficacement et au meilleur coût.
Privé ou public, c'est un faux débat. D'abord, délimiter
les champs d'exercice qui appartiennent par leur nature même à
l'État. Au-delà de ces chasses-gardées, que le
meilleur gagne. La vraie question c'est : qui peut faire le travail
le plus efficacement ? Quelle que soit votre opinion là-dessus,
je vous incite fortement à vous engager dans les débats.
Prenez la parole. Agissez. Utilisez tous les leviers disponibles. Regroupez-vous
au plan sectoriel, au plan régional, envoyez vos organismes d'affaires
au front. Dites ce que vous pensez. Demandez des comptes.
Le plus grand danger
qui menace de neutraliser le vent de réforme qui souffle sur
le Québec, c'est de laisser toute la place à ceux et celles
qui sont réfractaires à tout changement. Chambres de commerce,
associations d'affaires, regroupements d'entreprises, associations professionnelles,
organismes de développement régional, tous doivent prendre
part au brassage des idées. Nous avons le devoir de nous exprimer
sur la place publique, dans les médias, dans tous les forums
disponibles. Personne ne peut traduire mieux que les gens d'affaires
les besoins du Québec pour créer la richesse. Ne laissez
pas les autres le faire à votre place.
Deuxièmement,
nous concentrer dans les secteur et les activités à valeur
ajoutée. Plus précisément dans les domaines où
notre expertise, nos atouts et notre savoir-faire peuvent faire une
différence.
Pour y arriver,
il faut innover constamment. Or, l'innovation exige une main-d'uvre
de haute qualité, donc des efforts constants de formation. Une
préoccupation de plus en plus présente dans nos entreprises.
L'innovation va de pair aussi avec la recherche-développement.
Là encore, nous devons redoubler d'efforts en mettant à
profit nos centre de recherche et en multipliant les ententes de collaboration
entre les entreprises innovatrices. Selon une enquête sur l'innovation
réalisée par Industrie Canada, le pourcentage de fabricants
innovateurs qui ont conclu des ententes de collaboration dépasse
à peine 25 % au Québec, alors qu'il est de 40 % en Ontario
et 33 % dans l'ensemble du Canada.
Pour innover, il
faut investir. Or, à cet égard, un geste très important
pourrait être posé à court terme pour contribuer
à relancer l'investissement. Le Québec détient
le triste record de la plus forte taxe sur le capital au Canada qui
frappe les nouveaux équipements et la machinerie achetée
par nos entreprises. Les autres pays du G7 ont compris qu'il est contre
productif de taxer l'effort dans le but de créer de la richesse
et des emplois. L'abolition pure et simple de cette taxe qui n'a pas
sa raison d'être pourrait se faire très rapidement via
un amendement au dernier budget. Rien de plus simple. Nul doute que
cela favoriserait l'investissement dont nous avons besoin dans nos entreprises.
Par ailleurs, en
plus de travailler plus efficacement, il va aussi falloir travailler
plus longtemps. Une augmentation de 1,2 heure de travail par semaine
et le PIB par Québécois qui est actuellement de 33 000 $
passerait à au-delà de 34 000 $. Ça aussi, ça
peut se faire assez rapidement.
Enfin, la création
d'une grande valeur ajoutée exige aussi la participation de partenaires
d'affaires expérimentés et audacieux. À cet égard,
vous le savez, le partenaire financier de votre entreprise revêt
une importance capitale. Je me permets de rappeler que BMO Groupe financier
a acquis une expérience et une expertise qui font de notre groupe
un des plus performants au monde, tant pour soutenir l'innovation que
la conquête de nouveaux marchés. Nouveaux marchés
autant chez nous au Québec, qu'ailleurs au Canada, où
aux États-Unis. Les diverses sociétés qui forment
notre groupe offrent toute la gamme des services financiers intégrés,
en synergie avec la puissance d'un grand groupe financier. Nos acquisitions
aux États-Unis font de BMO le groupe financier canadien le plus
important et le plus actif aux États-Unis. Ce qui se traduit
pour nos clients par un appui solide à toutes leurs démarches
sur des marchés moins connus de la majorité de nos entreprises.
Nous accompagnons nos clients dans toutes leurs démarches auprès
d'entreprises et de personnes avec lesquelles nous sommes en relations
d'affaires depuis longtemps. Des services qui sont particulièrement
appréciés des PME.
Un dernier point
en terminant, la préparation de la relève dans votre entreprise.
Dans les PME, en particulier, c'est la survie même de votre entreprise
qui dépend de ceux ou celles qui vous remplaceront demain. Il
s'agit d'un ensemble de processus qui demandent du temps, de la réflexion,
du recul. Des démarches souvent chargées d'une bonne dose
d'émotivité. Surtout quand la relève éventuelle
se retrouve au sein de la famille. Dans ce secteur également,
BMO a développé une expertise fondée sur près
de 100 ans d'expérience. Nous sommes en mesure de vous accompagner
et de compléter l'équipe de vos proches conseillers pour
réussir ce passage délicat. Qu'il s'agisse d'un transfert
intergénérationnel ou d'une vente pure et simple à
des personnes extérieures à l'entreprise, notre action
pourra vous aider à franchir cette étape cruciale dans
les meilleures conditions.
En terminant, je
voudrais réitérer ma confiance dans l'avenir de votre
région où nous sommes profondément implantés.
Je suis persuadé que les efforts de diversification dans les
secteurs stratégiques qui font la force de Rimouski et de la
région vont porter fruit. Je pense, en autres, au secteur agroalimentaire,
à la valorisation de la biomasse, aux technologies appliquées
à la foresterie, aux nouvelles technologies de l'information
et des communications, sans oublier évidemment toute la richesse
concentrée chez vous qui fait de Rimouski la Technopole maritime
du Québec.
Je suis convaincu
que vous saurez tirer profit des grands réalignements qui secouent
le monde au plan économique. Quant à nous, chez BMO Groupe
financier, nous sommes très fiers de contribuer aux succès
de bon nombre d'entreprises de votre région.
Je vous remercie
de votre attention.