« Offrir
à nos actionnaires de la valeur à long terme »
L'allocution de Karen Maidment, Première vice-présidente
à la direction et chef des finances, BMO Groupe financier, Assemblée
annuelle des actionnaires
Toronto, ON,
le 22 février 2005
(Sous réserve
de modifications)
DIAPOS 1 à
8 - Assemblée annuelle des actionnaires, déclarations
prospectives, Tony Comper, présentation par Tony Comper et résultats
financiers de l'exercice 2004
Merci, Tony. Bonjour
à tous.
DIAPO 9 - 2004
: Nous avons atteint ou dépassé toutes nos cibles financières
Je suis très
fière de vous présenter mon rapport sur ce qui a été
une excellente année pour BMO – une année au cours
de laquelle nous avons réalisé un revenu net record, amélioré
notre productivité avant amortissement, augmenté deux
fois notre dividende trimestriel et atteint ou dépassé
toutes nos cibles financières.
Nous avons réalisé
un revenu net record de près de 2,4 milliards de dollars,
en hausse de 526 millions par rapport à l'an dernier.
Notre résultat
par action a progressé de 29 % pour s'établir à
4,42 $ et le rendement des capitaux propres a atteint 19,4 %.
Avant d'entrer
dans les détails des chiffres du dernier exercice et du premier
trimestre de 2005, permettez-moi de prendre quelques instants pour mettre
ces résultats en perspective.
DIAPO 10 - Profil
des investisseurs de BMO
J'aimerais tout
d'abord vous dire que je crois que notre performance est reconnue publiquement.
Le fait est que nos résultats, comparés à ceux
de nos pairs, sont très bons.
Cependant, je n'ignore
pas que nous avons des opposants systématiques, des gens qui
se complaisent à dire que notre banque, de même que les
autres institutions financières, fait beaucoup trop d'argent.
Ces personnes soutiendront
sans doute que les intérêts des banques sont contraires
à ceux du grand public.
Pourtant, les actionnaires
d'une banque canadienne constituent un vaste échantillon de la
population canadienne.
Comme l'a souligné
l'Association des banquiers canadiens, les banques sont la propriété
d'un grand nombre de Canadiens par l'entremise de fonds d'investissement,
de REER, de régimes de retraite privés et de régimes
de retraite publics comme le Régime de pensions du Canada (le
RPC).
En 2003, par exemple,
près de 17 millions de Canadiens, soit plus des deux tiers
de la population adulte du pays, possédaient des actions de banques
grâce à leur participation au RPC.
Certains d'entre
vous sont ici, aujourd'hui, à titre d'épargnants. Environ
la moitié des actions de BMO sont détenues par des épargnants
et ils viennent de tous les horizons.
Des millions d'autres
sont représentés ici par des institutions.
Ce sont des investisseurs
qui misent sur des fonds d'investissement pour, par exemple, assurer
leur avenir à long terme, ou pour payer les études supérieures
de leurs enfants.
Ou des gens qui
misent sur leurs investissements dans leur régime de retraite
d'entreprise pour se préparer une retraite confortable.
En fait, l'autre
moitié des actions de BMO sont détenues par des institutions
qui les gèrent pour vous et moi.
Notre tâche,
en tant que dirigeants de BMO, consiste à protéger et
à accroître la valeur à long terme de votre investissement.
Nous n'avons pas
à répondre aux attentes trimestrielles des analystes -
bien que le fait de nous tenir au courant de leurs attentes, trimestre
après trimestre, nous impose une discipline valable.
Mais aucune entreprise
– et certainement pas BMO, en tout cas – ne devrait sacrifier
ses objectifs à long terme pour la satisfaction de surpasser
les estimations des analystes à court terme.
Une entreprise doit
parfois prendre des décisions difficiles qui font mal à
court terme, mais qui rapporteront à long terme.
Comme Tony l'a mentionné,
c'est ce que BMO a fait il y a six ans, lorsque nous avons sacrifié
des sources de revenu pour nous retirer de certains secteurs d'activité
qui avaient peu de potentiel, étaient peu profitables ou n'avaient
guère d'envergure.
Mais comme les deux
dernières années nous l'ont appris, nous avons eu raison
de prendre ces décisions.
DIAPO 11 - Gérer
pour assurer une croissance à long terme
J'aimerais vous
parler de cinq des principaux paramètres financiers que BMO garde
toujours à l'esprit pour atteindre ses objectifs de valeur et
de croissance à long terme :
- l'accroissement
de la productivité;
- l'augmentation des revenus;
- le maintien de notre avantage en matière de gestion
du risque de crédit;
- la gestion du capital;
- la maximisation du rendement des capitaux propres.
Je ferai référence
à ces paramètres dans mes explications de nos résultats
financiers de 2004.
DIAPO 12 - Accroissement
de la productivité avant amortissement
Premièrement,
l'accroissement de la productivité par l'augmentation
des revenus et le contrôle des coûts.
Nous mesurons le
ratio de productivité avant amortissement en calculant les frais
avant amortissement en pourcentage des revenus. Cette question a été
au centre de nos préoccupations depuis plusieurs années
et elle constitue encore un objectif primordial pour l'exercice 2005.
Nous accroissons
notre productivité en mettant nos compétences de gestionnaires
et la technologie à profit, de manière qu'il nous en coûte
moins pour gagner chaque dollar de revenu. Nous croyons qu'il s'agit
là d'un facteur clé pour accroître la valeur pour
les actionnaires de BMO.
En 2004, pour chaque
dollar de revenu, nous avons dû dépenser 63 cents.
Il s'agissait d'une amélioration par rapport à l'exercice
2003, au cours duquel chaque dollar de revenu nous avait coûté
64,5 cents, et par rapport à l'année antérieure,
au cours de laquelle nous avions dépensé 67,1 cents
pour chaque dollar de revenu.
Autrement dit, l'accroissement
de notre productivité en 2004 nous a permis d'ajouter près
de 100 millions de dollars à notre revenu net.
BMO possède
d'importantes capacités d'accroître encore plus sa productivité
en 2005. La possibilité que nous avons de mettre à profit
notre expérience canadienne pour développer nos opérations
aux États-Unis représente un atout qui n'a pas son pareil
parmi nos pairs canadiens. Nous y voyons un important avantage concurrentiel
et un moyen d'accroître notre productivité.
DIAPO 13 - Contribution
de tous les groupes d'exploitation à la croissance du revenu
Le deuxième
facteur pour accroître la valeur à long terme, c'est la
croissance des revenus.
L'amélioration
de la productivité peut nous aider à dépenser moins
pour gagner notre revenu, mais la véritable clé d'une
croissance robuste, c'est l'augmentation du revenu.
L'an dernier, tous
les groupes d'exploitation ont contribué à la croissance
du revenu. Globalement, nous avons inscrit un revenu de 9,6 milliards
de dollars, soit une hausse de 341 millions de dollars, ou de 3,7 %,
par rapport à l'année précédente.
Cette hausse atteint
6,3 % si nous faisons abstraction de l'incidence négative de
la dépréciation du dollar américain au cours de
l'exercice.
DIAPO 14 - Maintien
de notre avantage en matière de gestion du risque de crédit
Le troisième
élément de notre gestion à long terme, c'est le
maintien de notre avantage en matière de gestion du risque
de crédit.
Nous prêtons
à des particuliers et à des entreprises et faire crédit
comporte des risques. Certains emprunteurs peuvent manquer à
leurs obligations et une banque, pour connaître du succès,
doit pouvoir atteindre un juste équilibre entre la croissance
de son revenu à court terme et le risque associé aux pertes
sur créances.
En fait, une des
caractéristiques qui nous distingue de nos pairs au Canada comme
aux États-Unis, c'est notre approche à la fois complexe
et prudente de la gestion du risque de crédit.
Nous avons en effet
des pratiques de gestion de portefeuille rigoureuses et nous déployons
des efforts considérables pour ne pas nous exposer indûment
aux risques d'un secteur ou d'une entreprise en particulier.
De plus, nous pouvons
compter sur une excellente équipe de spécialistes en restructuration
de crédit, dont la première priorité est de collaborer
avec les entreprises pour améliorer leurs résultats et
les remettre sur la bonne voie. Lorsqu'il n'est pas possible de trouver
une solution, ces spécialistes se concentrent alors sur les moyens
de réduire le manque à gagner pour la Banque.
Comme vous pouvez
le voir sur la diapositive, au cours des 15 dernières années,
la provision pour créances irrécouvrables de BMO, représentée
par le trait jaune, a toujours été inférieure à
la provision moyenne du secteur bancaire canadien représentée
par le trait rouge.
L'ensemble de ce
secteur a perdu, en moyenne, 61 points de base par année sur
des prêts. La perte sur prêts moyenne de BMO pour cette
période a été de 39 points de base.
L'année dernière
a été une bonne année dans le cycle du crédit.
En effet, nos spécialistes en restructuration ont pu récupérer
une somme considérable en appliquant les meilleures méthodes
de recouvrement, notamment en vendant des prêts que nous avions
auparavant radiés.
Le résultat,
c'est que nous sommes passés d'une provision de 455 millions
de dollars en 2003 à un recouvrement net de 103 millions en 2004,
compte tenu d'une réduction de 170 millions de notre réserve
générale.
Il s'agit donc d'une
amélioration de 558 millions de dollars avant impôts, qui
a permis d'accroître considérablement le revenu net de
BMO.
DIAPO 15 - Gestion
du capital dans une perspective à long terme
Le quatrième
facteur, c'est le capital. Nous gérons notre capital dans
une perspective à long terme.
D'une part, nous
augmentons notre capital en y ajoutant notre revenu net et d'autre part,
nous utilisons du capital pour soutenir la croissance de l'organisation,
faire des acquisitions, verser des dividendes et, à l'occasion,
nous remettons du capital aux actionnaires en mettant en uvre
un modeste programme de rachat d'actions.
Les banques canadiennes
sont tenues par la loi de maintenir des réserves de capital suffisantes
pour qu'elles puissent s'acquitter de leurs obligations – comme, par
exemple, vous rembourser si vous décidez de retirer de l'argent
de vos comptes d'épargne.
La Loi sur les
banques nous oblige à maintenir un ratio de capital de première
catégorie de 7 %. Mais nous faisons beaucoup mieux que cela.
L'an dernier, nous
visions un ratio du capital de première catégorie d'au
moins 8 % et nous avons terminé l'exercice avec un très
solide 9,81 %, soit 13,5 milliards de dollars. À la fin de l'exercice
2003, nous avions inscrit un ratio de 9,55 %.
Notre assise financière
solide nous procure la flexibilité qui nous permet de faire ce
qui est le mieux à long terme pour BMO. Et, comme vous pouvez
le voir sur la diapositive, BMO a connu 13 années ininterrompues
de hausses du dividende, y compris la hausse annoncée aujourd'hui.
DIAPO 16 - Une
tradition de hauts rendements à long terme
Et j'en arrive enfin
au cinquième facteur dont je veux vous entretenir aujourd'hui,
le rendement total des capitaux propres.
En fin de compte,
de notre point de vue, tout ce que je vous ai dit jusqu'à présent
se résume à une série de moyens d'atteindre un
objectif : faire en sorte que votre investissement vous procure un bon
rendement. En deux mots, le principe de base qui guide nos décisions,
c'est la recherche de rendements des capitaux propres à long
terme supérieurs.
Nous mesurons le
rendement total des capitaux que vous avez investis dans BMO en comparant
le cours de notre action à différentes dates et en y ajoutant
les dividendes.
La croissance du
revenu net entraîne la hausse du cours de l'action. Un cours à
la hausse combiné à des dividendes à la hausse
signifie que la valeur de votre investissement a considérablement
augmenté.
En fait, l'an dernier,
le rendement total des capitaux propres de BMO sur un an a atteint 20 %,
comme l'illustre la barre bleue du graphique, la barre mauve représentant
le rendement du TSX.
Le rendement total
des capitaux propres sur cinq ans s'établit maintenant à
18,9 % – ce qui représente une amélioration remarquable
puisque l'an dernier, nous avions inscrit un rendement moyen sur cinq
ans de 12,9 %.
Qu'est-ce que tout
cela signifie? Cela signifie que les décisions difficiles que
nous avons prises il y a quelques années portent maintenant des
fruits pour nos investisseurs.
Si vous avez investi
10 000 $ dans BMO il y a 20 ans, votre investissement a fructifié
à un taux moyen de 17,5 % par année et vaut aujourd'hui
252 000 $.
Si vous aviez investi
la même somme dans l'indice TSX, elle aurait fructifié
au taux de 9,2 % par année et vaudrait aujourd'hui 59 000 $.
Votre investissement dans BMO vaut donc plus de quatre fois l'investissement
dans l'indice composé TSX.
DIAPO 17 - Résultats
financiers du 1er trimestre de 2005
Voilà qui
conclut la revue de nos résultats pour l'exercice 2004. J'aimerais
maintenant aborder les résultats du premier trimestre de 2005,
qui ont été annoncés ce matin.
DIAPO 18 - Croissance
du revenu net favorisée par l'augmentation des volumes et la
diminution des frais
Nos résultats
du premier trimestre constituent le prolongement des réalisations
accomplies en 2004.
Le revenu net a
atteint 602 millions de dollars, soit une hausse de 81 millions, ou
de 15 %, par rapport au premier trimestre de 2004.
Le résultat
par action a progressé de 16 % pour s'établir à
1,16 $ et le rendement des capitaux propres se chiffre à 19,4 %,
en hausse par rapport à 18,3 % il y a un an.
DIAPO 19 - Faits
saillants
L'amélioration
de notre ratio de productivité avant amortissement constituait
notre principale priorité. Il s'établit maintenant à
61,9 %, soit une amélioration de 288 points de base, résultat
d'une augmentation de notre revenu de 2,9 % et d'une réduction
de nos frais de 1,8 %.
Après rajustement
pour tenir compte de l'incidence de la conversion des devises, le revenu
a augmenté de 5,1 % tandis que les frais sont demeurés
stables.
Les résultats
de ce trimestre et ceux du premier trimestre de l'an dernier ont été
influencés par certains éléments de nature exceptionnelle
ou comptable.
Si on fait abstraction
de ces éléments pour les deux périodes, le revenu
net s'est accru de 9 %.
DIAPO 20 - Croissance
du revenu net dans tous les groupes d'exploitation
Chacun des trois
groupes d'exploitation a augmenté son revenu net. Voyons cela
en détail.
- Le groupe
Particuliers et entreprises a bénéficié d'une forte
croissance des volumes pour l'ensemble de ses produits, au Canada comme
aux États-Unis, ainsi que d'une gestion efficace de ses coûts.
- Le groupe Services d'investissement a bénéficié
d'un élément exceptionnel et d'une modification comptable :
un recouvrement d'impôts et une modification de la façon
de comptabiliser les investissements des banques d'affaires. Par ailleurs,
la baisse de revenu attribuable aux moins bonnes conditions du marché
a été partiellement compensée par la réduction
des provisions et une bonne gestion des frais.
- Quant au groupe Gestion privée, il a haussé son
revenu net grâce à l'augmentation des revenus liés
aux services tarifés et des revenus de commissions, et à
la diminution des coûts.
DIAPO 21 - Solides
résultats en 2004 par rapport au groupe de référence
BMO a obtenu de
solides résultats au premier trimestre. Des résultats
qui constituent un prolongement des réalisations de 2004.
L'an dernier, nous
avons obtenu de bons résultats en chiffres absolus, mais aussi
par rapport au reste du secteur financier.
Sur cette diapositive,
vous pouvez voir le tableau comparatif des résultats des banques
canadiennes en 2004, qui montre le rendement de BMO par rapport à
notre groupe de référence du Canada. En vert, vous voyez
les mesures pour lesquelles nous surpassons les membres du groupe; et
en rouge, celles pour lesquelles nous n'y sommes pas parvenus.
Vous pouvez constater
la solidité de nos résultats financiers en 2004. Pour
25 des 35 mesures, nous nous sommes mieux classés que les autres
banques canadiennes.
Nous avons obtenu
une bonne croissance de notre revenu, nous sommes sans le peloton de
tête en ce qui concerne la gestion des frais et nous avons fait
des progrès notables pour ce qui est de combler l'écart
qui nous sépare du leader du groupe en matière de productivité.
Les résultats
de nos efforts se reflètent dans le cours de notre action. Le
cours d'une action, bien sûr, dépend de nombreuses variables.
Nous ne pouvons pas maîtriser toutes ces variables - nous n'avons
aucun pouvoir, par exemple, sur les conditions des taux d'intérêt
ou sur la valeur du dollar américain.
Mais nous faisons
de notre mieux pour prévoir ces variables et y réagir
de manière à protéger votre investissement.
Par exemple, l'appréciation
du dollar canadien par rapport au dollar américain a des répercussions
tant sur nos revenus que sur nos frais, comme je l'ai expliqué
plus tôt. Nous pouvons gérer les effets de la volatilité
du taux de change.
Nous maintenons
un relatif équilibre entre les actifs et les passifs de notre
bilan libellés en dollars américains, et nous avons en
place un programme visant à couvrir le revenu net prévu
en dollars américains. De sorte que nous avons pu réduire
l'incidence de la dépréciation marquée de la monnaie
américaine sur nos résultats.
Ce qu'il importe
de souligner ici, c'est que bien qu'il existe de nombreux facteurs indépendants
de notre volonté, nous demeurons concentrés sur ceux que
nous pouvons maîtriser.
Nous continuerons
à gérer notre entreprise avec prudence.
Nous continuerons
à nous assurer que nos pratiques de gouvernance sont parmi les
meilleures.
Nous continuerons
à nous efforcer d'offrir les meilleurs produits et services à
notre clientèle.
Et nous maintiendrons
notre engagement à procurer une valeur supérieure à
nos actionnaires, c'est-à-dire à vous qui nous avez fait
confiance en investissant dans BMO.
DIAPO 22 - Objectifs
financiers de l'exercice 2005
Et c'est en ayant cela à l'esprit que je vous présente
nos objectifs pour l'exercice 2005 :
- Croissance du résultat par action de 3 % à 8 %,
abstraction faite des reprises sur notre réserve générale
en 2004
- Rendement des capitaux propres de 17 % à 18 %
- Provision pour créances irrécouvrables de 400 millions
de dollars ou moins (cible maintenant ramenée à 350 millions
ou moins)
- Ratio du capital de première catégorie d'au moins
8 %
- Amélioration du ratio de productivité avant amortissement
de 150 à 200 points de base
Ce sont là
nos objectifs. J'envisage la nouvelle année avec enthousiasme
et j'ai déjà hâte de vous présenter, dans
un an, mon rapport sur les résultats que votre entreprise aura
atteints.
Merci.