Allocution prononcée
par Tony Comper, Président et chef de la direction, BMO Groupe
financier lors de L'Assemblée annuelle des actionnaires de la
Banque de Montéal
Toronto, ON,
le 22 février 2005
(Sous
réserve de modifications)
Mesdames
et messieurs, bonjour.
Avant de commencer,
j'aimerais attirer votre attention sur la mise en garde que nous avons
l'habitude de présenter à l'égard de nos déclarations
prospectives.
En préparant
mes notes en prévision de cette assemblée, je me suis
rendu compte que cela fait maintenant 20 ans que je fais partie de l'équipe
de direction de la Banque de Montréal, et six ans que j'ai été
nommé chef de la direction.
Alors, ne vous étonnez
pas si j'ai l'esprit un peu plus à la fête. Ce 20e
anniversaire n'y est sans doute pas étranger. Toutefois, compte
tenu de tous les autres motifs que vous avez de vous réjouir
aujourd'hui, il ne représente rien de plus que la « cerise
sur le gâteau ».
En 2004, nous avons
accru notre résultat par action de 29 % – soit la
deuxième augmentation annuelle en importance parmi notre groupe
de référence du Canada. D'ailleurs, nous avons affiché
des résultats particulièrement satisfaisants à
l'égard de toutes nos cibles financières de l'exercice.
Nos trois groupes d'exploitation ont contribué à ce succès
en atteignant des bénéfices records. Ces résultats,
combinés à la confiance que nous inspire l'avenir, nous
ont permis de hausser le dividende trimestriel de BMO de 26 % au
cours de l'exercice.
Mais comme nous
évoluons dans un secteur d'activité qui est à la
fois très florissant mais hautement concurrentiel (je reviendrai
sur ce sujet dans un moment), ce sont les résultats relatifs
bien plus que les résultats absolus qui comptent pour les actionnaires.
C'est pourquoi je suis ravi de vous annoncer qu'en 2004, nous avons
surpassé nos principaux concurrents canadiens à l'égard
des mesures de rendement clés dans une proportion de 71 %,
ce qui représente une amélioration remarquable par rapport
à l'exercice précédent.
Aujourd'hui, les
actionnaires récoltent les fruits des décisions stratégiques
difficiles que nous avons dû prendre en 1999 lorsque nous avons
adopté notre orientation actuelle – modifiant la répartition
de nos activités et cessant les activités peu rentables
et à faible potentiel de croissance, pour réinvestir notre
capital dans des secteurs offrant un meilleur rendement. Nous avons
sacrifié des revenus importants pendant plusieurs années
afin de consolider les fondations destinées à assurer
notre croissance future.
Comme notre chef
des finances vous l'expliquera plus en détail tout à l'heure,
l'exercice 2005 s'annonce prometteur : les résultats du
premier trimestre nous permettent en effet de croire que nous allons
atteindre toutes nos cibles financières.
Notre force reconnue
dans le domaine de la gestion du risque de crédit et nos gains
en matière de productivité ont compté pour beaucoup
dans notre récente réussite. Je tiens d'ailleurs à
préciser que, tout comme l'année dernière, le double
objectif consistant à augmenter nos revenus tout en réduisant
nos coûts se situe toujours en tête de nos priorités.
Je suis intimement
convaincu que la productivité est la clé qui permettra
à BMO de devenir rien de moins que l'institution financière
la plus performante à l'échelle de l'Amérique du
Nord – ce qui, en bref, constitue notre vision à long terme
de l'avenir de BMO.
Après six
années de restructuration et d'exécution minutieuse, nous
sommes maintenant prêts à relever ce défi. Nous
y parviendrons parce que nous en sommes capables. Et parce que c'est
la voie à suivre : tout simplement parce que nos actionnaires
le méritent.
Je reviendrai sur ce point au moment de vous faire part de mon point
de vue bien personnel sur l'avenir des services financiers en Amérique
du Nord et sur la place que BMO est appelé à y tenir.
Mais tout d'abord,
dans la foulée des excellents résultats de BMO –
comme, d'ailleurs, de l'ensemble du secteur financier – pour 2004,
j'aimerais souligner un point sur lequel on n'insiste pas assez.
Les banques ont
fait beaucoup pour le Canada et les Canadiens au fil du temps et plus
particulièrement, au cours des 20 dernières années,
contribuant plus que leur part à la croissance de l'économie
canadienne. Entre 1984 et 2004, alors que la production économique
globale triplait pour se fixer à 1,3 billion de dollars,
les profits des banques se multipliaient par presque neuf pour atteindre
13,3 milliards de dollars.
Ce rendement exceptionnel
a bénéficié aux actionnaires des banques –
et plusieurs millions de Canadiens détiennent des actions des
banques canadiennes.
Pendant ces deux
décennies, les actionnaires de BMO, par exemple, ont bénéficié
d'un rendement total des capitaux propres annualisé de 17,5 %.
Ce taux, qui est presque deux fois supérieur au rendement moyen
de l'indice TSX au cours de la même période, nous classe
au deuxième rang parmi les institutions très performantes
qui composent notre groupe de référence du Canada.
Et même si
on ne considère que les cinq dernières années,
où nous avons pourtant consacré une bonne part de notre
énergie à repositionner BMO pour l'avenir, le rendement
total annualisé offert à nos actionnaires atteint 18,9 %.
À quoi les
actionnaires des banques canadiennes doivent-ils cette bonne fortune?
Selon certains observateurs,
la plupart des institutions financières ont de la chance depuis
20 ans ...
et les facteurs
expliquant notre « veine » – comme le faible
taux d'inflation – sont peu susceptibles de se reproduire. Selon
eux, nous ne saurions maintenir ces résultats pendant encore
20 ans.
Sans nier que le secteur financier en général et BMO en
particulier ont connu une suite d'excellentes performances au cours
des 20 dernières années, je suis convaincu qu'elles n'étaient
pas seulement attribuables à la chance.
Si les profits des
banques canadiennes en pourcentage du PIB ont triplé depuis 1984,
et que leur valeur a progressé à un rythme deux fois supérieur
à la moyenne du PIB, cela ne peut être uniquement dû
à des raisons indépendantes de notre volonté. Après
tout, ces raisons constituent toujours nos plus grandes forces. Je crois
qu'elles sont étroitement liées à l'imagination
et à l'intuition de visionnaires qui ont compris que l'avenir
des services bancaires résidait dans l'orientation client, le
virage technologique et la concurrence internationale.
Malgré l'ampleur
de l'investissement – les transformations requises pour répondre
aux besoins d'une clientèle de plus en plus avertie et désireuse
d'accéder aux services bancaires par de multiples circuits de
distribution, dont le cyberespace, coûtent cher, tout comme la
formation d'une nouvelle génération de banquiers rompus
à l'approche clientèle –, nous avons réussi
à nous montrer à la hauteur des attentes grandissantes
des clients dans un marché où la concurrence ne cesse
de s'intensifier.
Ayant connu les
bouleversements qui ont littéralement transformé le secteur
bancaire depuis 20 ans – et compris que cette évolution
constituerait désormais la norme – je me dis qu'il n'y
a jamais eu d'époque plus favorable pour les actionnaires des
banques.
Dans le cas de BMO,
nous croyons que les investisseurs ne doivent pas hésiter à
acheter nos actions ou à conserver celles qu'ils détiennent
car nous sommes reconnus comme étant au Canada la banque à
haut rendement et à faible risque, jouissant d'un rendement élevé
des capitaux propres et d'excellents antécédents sur le
plan de la stabilité, de la constance du revenu net et de la
croissance des dividendes.
Et, comme je l'ai
déjà mentionné, nous avons déjà mis
de l'ordre dans nos affaires et pris certaines des décisions
les plus difficiles et les plus drastiques de l'histoire de BMO. Après
avoir sacrifié délibérément plusieurs années
de revenus considérables, nous avons redirigé nos ressources,
tant humaines que financières, dans des secteurs plus rentables.
Nous pouvons maintenant
tirer profit de nos forces. L'amélioration de nos résultats,
tant absolus que relatifs, témoigne par elle-même de la
justesse de nos choix.
Elle est également
une garantie pour l'avenir de la capacité des dirigeants de BMO
à prendre des décisions, même difficiles, sans égard
aux vicissitudes de la vie politique et du marché.
Comment puis-je
en être si sûr? Eh bien, comme nous l'avons démontré
à de nombreuses reprises ces 20 dernières années,
la capacité de faire face au changement figure au nombre de nos
qualités constitutives. Elle fait maintenant partie de notre
culture et est une source permanente d'inspiration et de fierté.
Alors, si j'affirme,
sans emphase, que BMO entend devenir l'organisation de services financiers
la plus performante en Amérique du Nord, c'est parce que nous
avons la capacité d'atteindre ce but.
Cette affirmation,
je la fais en tenant compte du fait que nous devons affronter chaque
jour, des deux côtés de la frontière, la concurrence
d'institutions bancaires qui comptent parmi les mieux gérées
au monde – un fait avéré de longue date que malheureusement
trop de gens semblent oublier.
Pourtant, les forces
sur lesquelles nous pouvons compter sont de celles qui peuvent
nous mener au sommet, à commencer par notre conviction d'avoir
bien réparti nos activités, choisi la bonne stratégie
de croissance et bien établi nos priorités de manière
à asseoir notre réputation de banque à rendement
élevé et à faible risque.
Le Boston Consulting
Group évalue des sociétés de services financiers
du monde entier sur la base du rendement total des capitaux propres,
pondéré pour tenir compte de l'influence des marchés
boursiers nationaux et des risques courus par les actionnaires. Il appelle
cette mesure le rendement total relatif des capitaux propres rajusté
en fonction du risque.
BMO fait bonne figure
à ce classement. En 2003, elle a obtenu la quatrième place
à l'échelle internationale et elle s'est démarquée
comme l'une des six meilleures sociétés de services financiers
au monde sur la période de référence de cinq ans
– preuve criante du rendement élevé et du faible
risque qu'on lui reconnaît.
Permettez-moi de
rappeler que notre « bonne » stratégie de
croissance consiste à continuer d'investir dans nos activités
de base au Canada tout en améliorant nos activités et
en poursuivant notre expansion sélective aux États-Unis.
Au Canada, cette
stratégie se traduit par une présence accrue dans le marché
des entreprises et l'accroissement de notre part du marché des
clients à valeur nette élevée et du secteur des
services bancaires d'investissement – en d'autres mots, elle nous
permet de mettre à profit nos forces bien établies.
Il y a un sujet
sur lequel nous ne concentrons pas nos efforts et c'est celui des fusions
bancaires au Canada. Je ne sens pas beaucoup de volonté politique
et n'entrevois aucune amélioration à ce chapitre dans
les trois à cinq années à venir. Je demeure toutefois
persuadé que les forces du marché vont rendre inévitable
un regroupement accru des institutions canadiennes.
Je parle de « regroupement
accrue » parce que beaucoup ont oublié que le secteur
bancaire canadien a déjà connu une première série
de fusions et de rationalisations au début du siècle dernier,
et ce, bien avant les États-Unis où il existe toujours
des milliers de banques et où le phénomène des
fusions n'en est qu'à ses premiers balbutiements.
À mesure
que le capital croîtra au sein du secteur canadien, que les pressions
concurrentielles se feront plus vives et que les occasions d'expansion
en sol canadien s'amenuiseront, les forces du marché vont imposer
une nouvelle série de fusions. Quand? On n'en sait rien. Mais
c'est immanquable.
D'ici là,
toutefois, on peut prévoir, sans trop de risque de se tromper,
que les cinq grandes banques canadiennes, à commencer par BMO,
vont accélérer le rythme de leurs acquisitions à
l'étranger.
Dans notre cas,
le marché visé se situe aux États-Unis où
nos plans d'expansion et de consolidation vont bon train. Et comme le
démontre l'acquisition récente de trois autres banques
du Midwest – pour un investissement total de plus de 560 millions
de dollars – nous poursuivons sur notre lancée.
Et si nous pouvons
avancer ainsi avec une telle confiance, c'est grâce au puissant
atout dont nous disposons aux États-Unis, Harris, et à
tous les atouts dont Harris est elle-même dotée, notamment
la marque Harris qui jouit d'une excellente réputation, et les
bons résultats obtenus jusqu'à maintenant.
Après tout,
nous parvenons déjà à nous mesurer à de
nouveaux concurrents de grande envergure qui se sont lancés à
la conquête du marché de Chicago, l'un des plus prometteurs
et des plus recherchés des États-Unis. Nous avons démontré
que nous pouvions atteindre nos objectifs de croissance dans notre plateforme
de services bancaires aux particuliers et à la PME et de gestion
de patrimoine. Nous nous sommes implantés dans le marché
des moyennes entreprises du Midwest américain où nous
poursuivons notre progression. Nos capacités de recherche sont
inégalées. La combinaison de tous ces atouts réduit
le risque de réinvestissement à un niveau inférieur
à la moyenne.
Même si la
région de Chicago, qui constitue le troisième marché
en importance aux États-Unis, fait actuellement l'objet d'une
féroce concurrence, nous sommes confiants qu'une fois la poussière
retombée, Harris se distinguera comme la meilleure banque pour
les particuliers et la PME dans le Midwest...
et comme un
acteur de premier plan dans les secteurs des moyennes entreprises et
de la gestion de patrimoine dans le Midwest, et un acteur important
sur le plan des services de gestion de patrimoine à l'échelle
nationale.
Ces dernières
années, notre priorité absolue pour nos activités
aux États-Unis était de consolider la fondation destinée
à assurer notre essor. Malgré les 22 acquisitions réalisées
depuis 1984 en sol américain (dont 14 au cours des cinq dernières
années), je crois que nous avons fait preuve d'une relative prudence.
Je crois aussi qu'à long terme, nos actionnaires vont se rendre
compte que notre stratégie de consolider notre assise avant d'accélérer
notre rythme d'expansion aux États-Unis aura été
dans leur intérêt.
Nous devions mettre
en place la plateforme technologique nécessaire pour consolider
les activités de soutien et absorber facilement les nouvelles
acquisitions, et c'est ce que nous avons fait. Nous devions également
améliorer sensiblement le profil de rentabilité de nos
activités au moyen de diverses initiatives, notamment en unifiant
les chartes bancaires de Harris, opération qui devrait être
terminée d'ici six mois.
Ce faisant, nous
avons pris énormément d'expérience et accumulé
les réussites dans l'intégration des nouvelles acquisitions
à nos opérations. Depuis le début, la même
équipe de base a peaufiné son savoir-faire, réduisant
d'autant le risque d'intégration des prochaines acquisitions.
Nous avons également
élaboré un modèle de gestion supérieur exclusivement
conçu pour une grande banque canadienne déterminée
à réussir dans le marché beaucoup plus vaste et
distinctif des États-Unis. Ce modèle met à profit
les meilleurs éléments de l'héritage de Harris
tout en nous donnant les moyens d'accélérer notre croissance
et d'accroître notre rentabilité. Laissez-moi vous expliquer
ce que j'entends par là.
On assiste actuellement
à l'émergence sur le marché américain de
banques qui fonctionnent sur le modèle du réseau. La valeur
qu'elles offrent au client est fondée sur la commodité
et la constance du service. Les banques organisées en réseau
sont régies par des processus et elles comptent sur la centralisation
et les volumes élevés pour réaliser des économies
d'échelle et contenir les coûts.
Pour sa part, Harris,
qui est implantée depuis longtemps au sein de la collectivité,
dispose d'atouts qui la distinguent des banques appartenant à
un réseau, notamment sa forte présence locale, la qualité
de son service et les solides relations établies avec ses clients.
Tirant profit de
notre expérience canadienne, nous travaillons à mettre
sur pied un vaste réseau de services financiers diversifiés
réunissant le meilleur des deux modèles de gestion –
l'organisation en réseau et les services bancaires à la
collectivité – pour créer une banque puissante et
axée sur la croissance. En termes simples, une banque proche
des gens, comme seule une banque locale peut l'être, mais qui
offre l'efficacité opérationnelle d'un grand réseau.
Notre base étant
en grande partie établie, nous pouvons maintenant accélérer
le rythme de croissance de Harris. Nous recherchons trois types d'acquisitions :
de petites banques d'un prix d'achat inférieur à 500 millions
de dollars (qui représentent le plus souvent une solution de
rechange à la construction de nouvelles succursales dans le cadre
de notre programme permanent d'expansion); des institutions de moyenne
envergure, d'une valeur variant entre 500 millions et 2 milliards
de dollars et de grandes sociétés valant plus de 2 milliards
de dollars.
Une acquisition
de 2 milliards représenterait moins de 10 % de notre
capitalisation boursière. Et nous sommes prêts à
investir davantage pour acquérir une société qui
répond exactement à nos critères sur les plans
stratégique, culturel et financier.
J'aimerais également
souligner que si la force du dollar canadien peut constituer un avantage,
parce qu'elle rend le prix d'achat plus abordable, elle pourrait aussi,
si cette tendance se maintient, avoir un effet négatif sur la
rentabilité de l'acquisition en dollars canadiens.
Notre excellente
réputation en tant qu'acquéreur de choix nous confère
un avantage de taille dans la région de Chicago. Nous sommes
également à l'affût d'occasions d'affaires de qualité
dans l'ensemble du Midwest, incluant les marchés urbains de St.
Louis, Indianapolis, Kansas City, Minneapolis et Milwaukee. Compte tenu
des progrès réalisés dans la création d'un
modèle de gestion supérieur tirant profit de la consolidation
des activités de soutien, nous sommes surtout intéressés
à investir dans des sociétés dont nous pouvons
acquérir la propriété exclusive ou un niveau élevé
de participation.
Ainsi, pour BMO
Groupe financier, les jeux sont faits, et le coup d'envoi a été
donné comme aurait dit Sherlock Holmes. Pour gagner la partie,
nous misons sur les atouts qui nous ont permis de nous rendre où
nous en sommes aujourd'hui et nous développons les forces qui
nous aideront à atteindre les objectifs que nous nous sommes
fixés pour l'avenir.
L'un de nos avantages
décisifs, l'atout secret que je gardais pour la fin, est la qualité
exceptionnelle de notre personnel, qui a montré qu'il était
prêt à faire face au changement et, c'est avec fierté
que je le souligne, éprouve une motivation grandissante à
la perspective de voir notre banque se hisser non plus parmi, mais bien
devant, les concurrents les plus performants.
Mes collègues
ont compris qu'au moment où le mouvement de fusion s'amorcera
pour de bon au pays, les efforts déployés pour devenir
la banque la plus performante constitueront des atouts supplémentaires
puisqu'ils nous auront permis de nous aguerrir et de prendre notre avenir
en main.
Ils ont compris
que, peu importe le degré de complexité et de spécialisation
atteint par les banques, nous continuons d'évoluer dans un secteur
d'activité où le facteur humain prédomine. Aujourd'hui,
comme il y a 20 ans – ou même deux siècles –,
les banquiers sont des gens qui aident d'autres gens en répondant
à leurs besoins financiers et à ce titre, les employés
de BMO font partie intégrante de l'équation.
Mes collègues
ont également compris que ce sont non seulement leurs efforts
soutenus, mais aussi la passion et l'ingéniosité qu'ils
déploient pour répondre aux besoins des clients, qui permettront
à BMO de devancer ses concurrents. Tout comme leur entrain à
relever les défis et à en faire un objectif personnel.
Leur volonté d'aller plus loin. Et leur détermination
à réussir.
Mes collègues
– des banquiers pragmatiques jusqu'au bout des ongles –
ont aussi compris que cette quête d'excellence va bien au-delà
du slogan destiné à galvaniser les troupes et qu'il s'agit
d'un but mesurable et accessible qui repose sur des cibles trimestrielles
et annuelles, tout aussi mesurables et accessibles.
Ce que j'aimerais
que vous reteniez de mon message d'aujourd'hui, c'est que si les 20
prochaines années sont aussi riches en défis que les 20
dernières (et je n'en serais pas autrement surpris), les banques
canadiennes bien gérées qui auront su faire preuve de
prévoyance auront en main un atout indéniable.
À part les entreprises de TI elles-mêmes, aucun autre secteur
ne s'est adapté plus rapidement à l'ère de la technologie
de l'information que le secteur des services financiers, et aucune banque
ne l'a fait avec plus de conviction que celle que je dirige avec tant
de fierté depuis six ans.
Et je sais pour
l'avoir constaté, que si on nous donne un objectif clair et les
outils appropriés, nous tous qui formons le personnel de BMO
sommes capables de nous montrer à la hauteur du défi le
plus ambitieux – y compris de nous hisser jusqu'en première
place.
Merci de votre attention.
J'inviterais maintenant notre chef des finances, Karen Maidment, à
passer en revue les résultats annuels de 2004 ainsi que les résultats
du premier trimestre de 2005 approuvés par notre Conseil d'administration,
qui ont été rendus publics plus tôt ce matin.
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MISE
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des documents déposés auprès des organismes canadiens
de réglementation ou de la Securities and Exchange Commission
des États-Unis, ou dans d'autres communications. Toutes ces déclarations
sont énoncées sous réserve des règles d'exonération
de la Private Securities Litigation Reform Act, loi américaine
de 1995. Les déclarations prospectives peuvent comprendre notamment
des observations concernant nos objectifs pour l'exercice 2005 et au-delà,
nos stratégies ou actions futures, nos cibles, nos attentes concernant
notre situation financière ou le cours de nos actions et les
résultats ou les perspectives de notre exploitation ou des économies
canadienne et américaine.
De par leur nature,
les déclarations prospectives comportent des hypothèses,
des risques et des incertitudes. Il existe un risque appréciable
que les prévisions et autres déclarations prospectives
se révèlent inexactes. Nous conseillons aux lecteurs du
présent document de ne pas se fier indûment à ces
déclarations, étant donné que les résultats
réels pourraient différer sensiblement des cibles, attentes,
estimations ou intentions exprimées dans ces déclarations
prospectives, en raison d'un certain nombre de facteurs.
Les résultats
réels ayant trait aux déclarations prospectives peuvent
être influencés par de nombreux facteurs, notamment : les
activités des marchés financiers internationaux, les fluctuations
de taux d'intérêt et de change, les répercussions
de guerres ou d'activités terroristes, les répercussions
de maladies sur les économies locales, nationales ou mondiale,
les répercussions de perturbations des infrastructures publiques
telles que les perturbations des services de transport et de communication
et des systèmes d'alimentation en énergie ou en eau, la
conjoncture économique et politique dans certains secteurs et
dans le monde, les modifications de la réglementation ou de la
législation, les effets de la concurrence dans les secteurs géographiques
et les domaines d'activité dans lesquels nous uvrons, les
mesures prises par la direction et les changements technologiques. Nous
tenons à souligner que la liste de facteurs qui précède
n'est pas exhaustive. Les investisseurs et les autres personnes qui
se fient à des déclarations prospectives pour prendre
des décisions à l'égard de la Banque de Montréal
doivent tenir soigneusement compte de ces facteurs, ainsi que d'autres
incertitudes et événements potentiels, et de l'incertitude
inhérente aux déclarations prospectives. La Banque de
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