ALLOCUTION PRINCIPALE
PRONONCÉE PAR TONY COMPER PRÉSIDENT DU CONSEIL ET
CHEF DE LA DIRECTION BMO GROUPE FINANCIER LORS DE L'ASSEMBLÉE
ANNUELLE DES ACTIONNAIRES DE 2003
LE 25 FÉVRIER
2003
J'aimerais
maintenant traiter de la vision que nous avons de l'avenir de BMO Groupe
financier. Cependant, je tiens auparavant à rendre hommage à
l'un des nôtres, qui est décédé en janvier
dernier à l'âge vénérable de 106 ans.
Né ici même
à Ottawa en 1896, Henry Botterell était diplômé
du Lisgar Collegiate Institute; en 1912, il est entré au service
d'une succursale locale de la Bank of British North America en tant
que commis débutant.
Quelques années
plus tard, l'histoire est venue bousculer sa vie et, en 1916, le jeune
Henry Botterell s'est retrouvé en plein cur de la Grande
Guerre, effectuant des missions au-dessus de la France en tant que pilote
d'un avion de chasse Sopwith Camel et entrant dans la légende
avant même la fin du conflit.
Vous avez sans doute
déjà vu dans un film cette scène où le pilote,
atteint par le tir ennemi, perd connaissance pendant que son avion amorce
un piqué qui sera sûrement mortel, puis, à la toute
dernière seconde, revient à lui et reprend le contrôle
de son appareil. C'est exactement ce qui est arrivé au capitaine
d'aviation Botterell sous une pluie de balles qui a également
fracassé ses lunettes de vol et lui a mutilé une oreille.
Nous avons tous
grandi avec l'image du pilote chevaleresque de la Première Guerre
mondiale qui, après avoir laissé un avion ennemi en flammes,
vire sur l'aile et fait un salut au pilote ennemi en parachute, qui
se dirige, sain et sauf, vers la terre. Eh bien, vous savez quoi? Cela
s'est vraiment produit et Henry Botterell est le chevalier qui a tiré
sur un ennemi (400 cartouches dans un ballon d'observation allemand),
puis l'a salué. Le peintre de guerre Robert Taylor a immortalisé
ce moment de manière très vivante dans son tableau intitulé
Balloon Buster.
M. Botterell est
rentré chez lui en 1919 après s'être aussi distingué
en tant que tout dernier pilote de chasse encore dans le ciel au moment
de la signature de l'armistice - en d'autres termes, le dernier homme
dans les airs pendant un conflit marqué par la naissance de la
guerre aérienne.
Et il a repris son
travail à la succursale bancaire qu'il avait quittée pour
partir à la guerre; la seule différence étant qu'il
s'agissait maintenant d'une succursale de la Banque de Montréal
par suite de notre fusion avec la Bank of British North America survenue
en 1918.
M. Botterell est
resté à notre service pendant près de 42 années
de plus au cours desquelles il a été muté au siège
social; quand il a pris sa retraite en 1960, il occupait le poste de
chef comptable adjoint. Il a servi dans l'armée avec beaucoup
de mérite et avec la modestie caractéristique de tant
de héros canadiens de la guerre : «Je n'étais qu'un
commis de banque, a-t-il déclaré à un intervieweur
il y a quelques années. Je n'étais pas un des meilleurs,
mais j'ai eu ma part de combats.»
Mes pensées
se sont portées sur Henry Botterell tout d'abord en raison de
son décès et de l'abondance de notices nécrologiques
élogieuses qui en est résultée, et ensuite parce
que le 185e anniversaire de BMO en 2002 nous a donné l'occasion
de constater dans quelle mesure nous avions préservé et
mis à profit nos traditions et nos points forts, et dans quelle
mesure nous nous étions bien préparés à
l'étape suivante de notre évolution.
Henry Botterell
a contribué à façonner le passé qui nous
sert d'assise pour bâtir notre avenir. Comme nous avons de la
chance de l'avoir compté parmi nous.
Quand j'ai abordé
le sujet de l'avenir en décembre dernier, au cours de l'allocution
que j'ai prononcée devant le Mid-America Club de Chicago, berceau
de la Harris Bank - le joyau de nos investissements américains
-, j'ai parlé en détail de ce qui est depuis longtemps
la relation commerciale bilatérale la plus étroite et
la plus importante au monde.
Il s'agissait bien
sûr de la relation commerciale que le Canada entretient avec les
États-Unis et qui se reflète dans l'énorme volume
des échanges - l'équivalent de deux milliards de dollars
par jour en biens et services et en revenus de placement.
J'ai aussi mentionné
à quel point cette relation était devenue équilibrée.
Contrairement à la situation au milieu des années soixante,
où les investissements directs que les États-Unis effectuaient
au Canada étaient sept fois plus élevés que les
investissements directs du Canada aux États-Unis, aujourd'hui
nous sommes très près d'atteindre un équilibre
- bien que la population de notre voisin du Sud soit neuf fois plus
importante que la nôtre et son produit intérieur brut dix
fois et demie plus élevé.
La preuve en est
qu'en 2001, la valeur comptable des investissements américains
au Canada s'élevait à 215 milliards de dollars, alors
que celle des investissements canadiens aux États-Unis atteignait
plus de 198 milliards de dollars.
Ces chiffres proviennent
d'une étude approfondie que notre propre Direction des études
économiques a effectuée sur les liens complexes unissant
les économies canadienne et américaine et selon laquelle,
pour un nombre croissant d'entreprises et de secteurs d'activité
canadiens, le succès futur viendra non seulement du Canada mais
bien de l'ensemble du nouvel espace économique nord-américain
qui s'ouvre devant nous.
Sur le fondement
de cette étude et d'un grand nombre d'autres recherches dignes
de foi, nous prévoyons que le niveau de vie futur des Canadiens
dépendra dans une très large mesure de la capacité
des entreprises de tous les secteurs de notre économie de faire
face à la concurrence et de croître des deux côtés
de la frontière, tout comme nous le faisons.
Puisque nous sommes
une institution financière transnationale prédominante
dont le siège est situé au Canada, notre stratégie
de croissance consiste à investir dans nos activités de
base au Canada - qui sont et demeureront longtemps notre force première
-, tout en atteignant une vaste expansion sélective sur les marchés
américains à forte croissance.
Nous, de BMO Groupe
financier, croyons qu'en matière de commerce et d'investissements,
les Canadiens et les Américains sont entrés dans une nouvelle
ère que l'on appellera le «Siècle nord-américain»-
et nous nous sommes taillé un rôle de pionnier en tant
que bâtisseur de ce siècle.
Déjà,
nous nous trouvons au premier plan des efforts déployés
par les banques canadiennes pour prospérer aux États-Unis.
L'an dernier, nous avons tiré 33 pour cent de nos revenus de
nos activités aux États-Unis et, avec un actif américain
moyen qui s'élève à plus de 75 milliards de dollars,
BMO est la principale institution financière canadienne aux États-Unis
quant à l'actif.
Tandis que le secteur
bancaire américain connaît une vague de fusions semblable
à celle qui a eu lieu au Canada voilà plusieurs décennies,
nous nous trouvons en excellente position pour accroître l'avantage
transnational dont nous disposons déjà.
À cet égard,
l'une de nos plus grandes forces est aussi la plus évidente :
nous avons été la première institution du secteur
bancaire canadien à faire une sérieuse percée transnationale
quand Bill Mulholland, qui était notre président du conseil
et chef de la direction avant mon prédécesseur immédiat,
Matt Barrett, s'est tourné vers Chicago et a acquis la Harris
Bank en 1984.
Je suis enchanté
de pouvoir dire que M. Mulholland est ici avec nous aujourd'hui, ce
qui nous donne l'occasion de le remercier en personne tant pour sa prescience
que pour son audace.
Une autre de nos
grandes forces, qui découle d'ailleurs de la première,
est que nous nous trouvons maintenant dans une situation idéale
pour accélérer intelligemment notre croissance aux États-Unis.
Maintenant que nous avons transformé la banque privée
et de gros qu'était la Harris Bank en une banque multicircuits
à service complet, nous nous attachons à en faire la première
banque de l'agglomération de Chicago, treize des cinquante nouvelles
succursales prévues devant ouvrir leurs portes au cours de la
présente année civile.
Pour souligner notre
volonté de porter à au moins 200 le nombre de succursales
de la région de Chicago et du Midwest environnant au cours des
prochaines années, Frank Techar, le nouveau président
et chef de la direction de Harris, en a fait une priorité personnelle
et a constitué une équipe de six personnes qui déploient
des efforts intensifs pour dénicher des installations bancaires
de détail.
Bien que toutes
les grandes banques canadiennes reçoivent beaucoup d'éloges
pour leur capacité d'exploiter un réseau bancaire national
couvrant de vastes étendues comparables à celles qu'on
trouve aux États-Unis, seul BMO Groupe financier possède,
en plus de cette expertise, près de vingt ans d'expérience,
acquise sur le terrain, en ce qui concerne les ajustements, souvent
subtils, qu'exigent de nos jours la constitution et le développement
d'un réseau bancaire de détail prospère aux États-Unis.
Cette expertise
représente de plus un avantage incontestable dans le domaine
de la gestion de patrimoine, où nous tirons parti, afin de nous
imposer sur le marché nord-américain, de l'excellente
réputation dont Harris jouit en tant que banque privée
prédominante.
Au cours des quatre
dernières années, nous avons acquis et intégré
neuf entreprises de gestion de patrimoine américaines d'une valeur
de 1,4 milliard de dollars. Nous sommes maintenant la sixième
firme d'investissement direct en importance en Amérique du Nord,
et notre plan pour les États-Unis est d'offrir une gamme complète
de produits et services de gestion de patrimoine à des investisseurs
sérieux dans les villes à croissance élevée
que nous avons ciblées.
En ce début
du Siècle nord-américain, dans l'attente du redressement
qui ne manquera pas de se produire aux États-Unis, votre institution
financière est prête à servir ce marché dans
vingt grandes villes américaines comptant toutes de fortes concentrations
de gens ayant des investissements importants à gérer.
Entre-temps, notre
équipe de services d'investissement et de services aux grandes
entreprises, connue sous le nom de Harris Nesbitt aux États-Unis,
a continué d'étendre ses opérations dans le Midwest.
Elle dispose pour pénétrer ce marché d'une rare
combinaison d'avantages : les nombreuses relations étroites que
la Harris Bank entretient ? souvent depuis plus d'une génération
? avec les moyennes entreprises qui apprécient depuis longtemps
sa compétence, et le leadership reconnu de BMO Nesbitt Burns
dans ce domaine.
Comme vous l'avez
peut-être remarqué, je viens de souligner un autre point
fort dont BMO bénéficie dans l'espace économique
transnational. Je veux parler du fait que nous avons déjà
intégré l'expertise, l'expérience et les meilleures
pratiques acquises des deux côtés de la frontière
et que notre équipe de gestion nord-américaine est déjà
solidement implantée et bien avancée dans l'exécution
de notre stratégie transnationale.
Ces quatre dernières
années, tout en étendant notre présence nord-américaine,
nous avons, sans faire d'éclat, réalisé d'importants
progrès stratégiques pour transformer la composition de
nos affaires de manière à bâtir un avenir plus solide.
Nous avons abandonné les secteurs d'activité peu ou pas
rentables ou qui présentent un faible potentiel et nous avons
redistribué les ressources, en capital et autres, aux secteurs
offrant de meilleures possibilités de rendement.
Nous savions que
nous souffririons à court terme de la perte des revenus associés
aux biens cédés et, effectivement, ce repositionnement
stratégique a entraîné un déficit de 284
millions de dollars en revenus annuels, ce qui a exercé une pression
à la baisse considérable sur nos résultats. Depuis
1999, nous avons également réduit de 29 milliards de dollars
les actifs pondérés en fonction des risques, à
rendement plus faible.
Parallèlement
à la transformation de la composition de nos activités,
nous avons mis en place, au sein de nos services bancaires aux particuliers
au Canada, une nouvelle plateforme technologique d'envergure qui a révolutionné
notre capacité de servir la clientèle et accru à
la fois la qualité et la portée de notre culture des ventes
et du service.
Nous commençons
maintenant à récolter les fruits de toutes ces initiatives
stratégiques.
Comme la chef des
finances l'a exposé en chiffres il y a quelques minutes, BMO
a gravi plusieurs échelons d'un coup en 2002 relativement aux
principales mesures des résultats financiers, passant par exemple
du sixième au deuxième rang au chapitre de la croissance
du résultat par action avant amortissement.
Nous avons considérablement
amélioré notre rendement par rapport à nos pairs
à l'égard de toutes les mesures principales, sauf une,
et nous faisons maintenant de nouveau bonne figure parmi les membres
de calibre international du groupe de référence du Canada.
Il y a une mesure
à l'égard de laquelle nous nous situons légèrement
sous la moyenne du groupe de référence : il s'agit du
ratio des frais aux revenus. C'est pourquoi la principale priorité
pour 2003 consiste à accroître l'efficacité opérationnelle.
Dans le cadre d'un
plan d'action établi avec soin, nous avons lancé d'importantes
initiatives d'amélioration du rendement afin d'accroître
les revenus, de restreindre les dépenses discrétionnaires,
de réduire le nombre de postes non liés aux ventes et
d'augmenter notre capacité d'optimiser le service à la
clientèle.
Je tiens à
souligner cependant que, parce que nous avons réussi à
accomplir davantage à moindre coût en tenant compte des
perspectives tant à court qu'à long terme, il n'y a pas
eu de réduction générale.
Malgré la
récente détérioration de la conjoncture économique
et des marchés financiers, nous avons maintenu les investissements
que nous jugions essentiels à notre rentabilité future.
Un bon exemple est celui que je viens de citer, à savoir les
sommes que nous avons investies dans le personnel de vente et la nouvelle
technologie afin d'augmenter sensiblement les revenus de nos services
bancaires canadiens de détail, qui ont toujours été
et seront toujours notre principal moteur de croissance.
Il est encourageant
de savoir que, quels que soient les possibilités et les défis
que nous réservera le Siècle nord-américain, nous
sommes encore mus par les services aux particuliers et aux entreprises
qui soutiennent notre croissance depuis 185 ans - et encore guidés
par les normes élevées de gouvernance d'entreprise qui
ont été et demeurent un modèle pour notre secteur
d'activité.
Nos actionnaires
tirent profit de la combinaison de tous ces points forts. Pour les 12
mois terminés le 31 janvier 2003, l'action de BMO a été
le titre bancaire le plus performant à la Bourse de Toronto,
le rendement total de l'avoir des actionnaires ayant atteint 18,4 pour
cent. En comparaison, le rendement moyen du groupe de référence
du Canada au cours de la même période a été
de 1,6 pour cent et le rendement total de l'indice composé TSX
était négatif à -12,5 pour cent.
En janvier, nous
avons affirmé notre confiance dans la rentabilité à
plus long terme de BMO de même que notre détermination
à continuer d'accroître le rendement de l'avoir des actionnaires,
en annonçant une hausse de 10 pour cent du dividende trimestriel
sur nos actions ordinaires; nos dividendes connaissaient ainsi leur
onzième hausse annuelle d'affilée. Et nous avons réitéré
cette confiance en faisant passer entre 35 et 45 pour cent du revenu
net notre objectif en matière de distribution de dividendes.
Nous agissons en
position de force (voilà encore ce mot!) et c'est pourquoi je
peux me permettre de revendiquer la place de BMO dans le nouvel espace
économique. Nous avons été la première et
nous demeurons la principale banque transnationale canadienne.
Je me présente
devant vous aujourd'hui comme l'heureux dirigeant d'une entreprise vénérable
qui, au sortir d'une période agitée pour le secteur financier,
peut se targuer d'avoir des résultats relativement solides, une
stratégie qui, de toute évidence, porte ses fruits, une
équipe qui sait concentrer ses efforts et mettre les plans à
exécution et une vue très nette de l'avenir.
Cependant, si la
route qui s'ouvre devant nous semble aussi attrayante telle qu'elle
est, pourquoi défendons-nous le projet de fusion de banques canadiennes?
Dans la situation actuelle, BMO étant sur sa propre lancée,
que pourrions-nous égoïstement en retirer?
Eh bien, comme je
l'ai dit au Comité des finances de la Chambre des communes il
y a quelques semaines, pour nous, de BMO, une fusion ne représenterait
qu'un moyen d'accroître notre capital, ce qui nous permettrait
de réaliser notre stratégie éprouvée plus
rapidement et de manière plus efficace.
En d'autres termes,
toute nouvelle association devrait appuyer nos objectifs existants.
Elle devrait aussi être conforme à notre vision et à
nos valeurs.
Lorsque je me préparais
à représenter nos parties intéressées sur
la question des fusions et de l'intérêt public, j'ai pu
à maintes reprises constater à quel point les intérêts
commerciaux de la Montreal Bank (comme nous nous appelions en 1817)
ont toujours été historiquement compatibles avec les intérêts
- et les aspirations - plus larges du Canada et des Canadiens. Et à
quel point les avantages ont été mutuels.
Ainsi, quand j'ai
représenté BMO devant le Comité des finances de
la Chambre des communes plus tôt ce mois-ci et devant le Comité
sénatorial des banques et du commerce en novembre dernier, j'étais
prêt à répondre à chacune des préoccupations
soulevées par le ministre des Finances, de la manière
d'assurer un accès et un choix constants à la meilleure
façon de gérer la transition. Et je n'ai été
que trop heureux de le faire.
Sur la question
des dessaisissements par exemple, j'ai souligné que la transition
s'était faite relativement en douceur après l'acquisition
par BMO de douze succursales de TD Canada Trust situées pour
la plupart dans le Sud-Ouest de l'Ontario, et expliqué comment
nous avions préservé les intérêts des employés,
des clients et du grand public.
J'ai également
évoqué une autre expérience réussie, celle
de la vente de 84 de nos propres succursales à des concurrents
de qualité en 2000 et 2001 : là encore, les employés
ont conservé leur emploi, les clients ont conservé leur
succursale et les relations auxquelles ils étaient habitués,
et les collectivités ont conservé des employeurs de choix
conscients de leurs responsabilités collectives.
Sur la question
cruciale des services aux PME, notre argument était irréfutable
: depuis des années, nous cherchons ouvertement à conquérir
ce marché pour des raisons purement commerciales et, si nous
participions à une fusion, la nouvelle institution financière
continuerait très certainement dans cette voie, tout simplement
parce que cela sert nos intérêts.
J'ai rappelé
à nos dirigeants politiques que nous n'avions jamais cessé
de consentir des crédits aux PME depuis la récession du
début des années 1990, et ce, sans égard aux fluctuations
de la situation économique. Nous sommes ainsi parvenus à
plus que doubler notre part de marché, ce qui nous a propulsés
au second rang dans ce marché et nous a rapprochés de
notre objectif avoué de devenir le chef de file dans le domaine
du crédit à la PME.
En votre nom et
au nom des millions d'autres personnes que nous représentons,
j'ai également fait valoir aux comités qu'une fois résolues
toutes les questions pressantes d'intérêt public, une fusion
bien organisée et bien exécutée des banques canadiennes
devrait s'imposer comme la meilleure solution à long terme,
dans l'intérêt de tous.
Du même coup,
notre secteur d'activité deviendrait beaucoup plus concurrentiel
à l'échelle internationale et mieux en mesure de conserver
les sièges sociaux et tous les avantages qui y sont associés
ici même au Canada. Par voie de conséquence, il contribuerait
davantage à la prospérité de notre pays.
Ceci dit, j'ai aussi
indiqué très clairement que l'avenir de BMO Groupe financier
ne dépendait pas d'une éventuelle fusion. Nous continuons
à aller de l'avant en nous appuyant sur une stratégie
de croissance transnationale qui est en train d'avoir un effet d'entraînement
réel et durable.
L'élargissement
de notre assise financière nous permettrait certainement d'agir
plus rapidement et de manière plus déterminante, mais
c'est la stratégie et la persistance dans son exécution
qui comptent.
Dans ce Siècle
nord-américain, la partie n'est gagnée d'avance pour personne,
pas même pour un vétéran comme BMO, avec sa longueur
d'avance et sa combinaison inégalée de points forts et
de compétences en matière de services bancaires transnationaux.
Pour réussir,
il faudra faire preuve de prudence, de discipline et de persévérance.
Heureusement, à l'étape actuelle de son histoire, BMO
Groupe financier réunit déjà ces trois qualités
et il sait les mettre à profit.
Nous jetons un regard
plein de fierté sur notre passé et nous faisons face à
notre avenir avec assurance.