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« Des résultats sur lesquels vous pouvez compter »
Notes Pour L'Allocution de Karen Maidment, Première vice-présidente à la direction et chef des finances, BMO Groupe financier, Assemblée annuelle des actionnaires
 

Toronto, ON, le 24 février 2004
 

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DIAPO 1 - Introduction

Merci, Tony. Bonjour à tous.

C’est la quatrième année que j’ai le privilège de vous présenter les résultats financiers annuels de BMO et ceux du premier trimestre du nouvel exercice. Les années précédentes, j’ai rendu compte des difficiles décisions que nous avons prises pour repositionner BMO et améliorer le bilan de l’entreprise.

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Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous annoncer que ces décisions continuent à porter des fruits. BMO Groupe financier a en effet atteint toutes les cibles financières qu’il visait pour 2003.

DIAPO 3 - Résultats financiers de l’exercice 2003

Malgré le climat économique difficile qui régnait en 2003, BMO a produit un rendement total des capitaux propres, ou RTCP,  sur un an de 33,4 %. Ce RTCP sur un an a donc plus que doublé par rapport à celui de 2002 et il a fait passer le RTCP annualisé sur cinq ans de 7,9 % il y a un an à 12,9 %. Pour mesurer le RTCP, nous comparons le cours de l'action à différentes dates et nous ajoutons les dividendes.

Les deux mesures ont dépassé l’indice S&P 500 et l’indice composé TSX, mais nos résultats sont demeurés légèrement inférieurs au sous-indice des services financiers du TSX. Toutefois, pendant le premier trimestre de 2004, notre action a été la plus performante des actions de banques canadiennes grâce à un rendement total des capitaux propres de 17,9 %.

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Notre revenu net a atteint 1,8 milliard de dollars en 2003, ce qui représente une hausse de 29 % par rapport à l’exercice 2002. Le résultat par action s’est donc chiffré à 3,44 $, comparativement à 2,68 $ en 2002. Le rendement des capitaux propres s’est établi quant à lui à 16,4 %, soit trois bons points de pourcentage de plus que pour l’exercice précédent.

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Les améliorations que nous avons réalisées par rapport aux résultats de 2002 s’expliquent par la diminution de la provision pour créances irrécouvrables, l’accélération de la croissance du volume d’affaires de nos groupes d’exploitation et la réduction des pertes nettes sur titres de placement. Elles ont toutefois été partiellement neutralisées par la hausse des impôts sur les bénéfices.

Comme vous pouvez le voir sur le tableau, la provision pour créances irrécouvrables a diminué considérablement, ce qui nous a permis de devenir le chef de file de notre secteur d’activité quant aux résultats de crédit. Nous avons acquis notre réputation d’excellence en matière de gestion du risque de crédit grâce à notre méthode disciplinée de gestion et de diversification du portefeuille, sans concentration indue dans une industrie ou un secteur donné.

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L’un de nos principaux objectifs pour l’exercice 2003 était d’accroître notre efficacité, que nous mesurons au moyen du ratio de productivité avant amortissement, aussi appelé ratio des frais avant amortissement au revenu. Pour calculer ce ratio, il suffit de diviser le total des frais par le revenu total. Le ratio est tombé à 64,5 % en 2003, ce qui représente une amélioration de notre productivité de 260 points de base par rapport à 2002. En le considérant sous un autre angle, on peut expliquer ce ratio comme ceci : pour gagner un dollar de revenu, BMO doit dépenser 65 cents. La baisse du ratio signifie qu’il nous en coûte moins pour gagner chaque dollar de revenu. C’est un des moyens qui nous permettent d’accroître la valeur pour nos actionnaires! L’amélioration de ce ratio a de loin dépassé les 150 à 200 points de base que nous visions.

Notre revenu a augmenté de 5 % pour s’établir à 9,3 milliards de dollars et les frais n'ont enregistré qu'une croissance de 1 %. La croissance du revenu résulte de l’excellent rendement fourni par nos trois groupes d’exploitation :

  • le groupe Particuliers et entreprises,
  • le groupe Gestion privée et
  • le groupe Services d’investissement.
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En ce qui concerne le groupe Particuliers et entreprises, la hausse du revenu était attribuable à l’accroissement des volumes, principalement dans le marché des services bancaires aux particuliers. Cette croissance du revenu s’est produite tant au Canada que dans le réseau de la Harris Bank aux États-Unis.

Dans le cas du groupe Gestion privée, le moteur de la croissance du revenu a été l’amélioration des facteurs fondamentaux du marché, qui a eu pour effet de stimuler les activités de négociation des clients et d’accroître la valeur marchande des actifs que nous gérons au nom de nos clients.

Le revenu du groupe Services d’investissement a profité d’une hausse des commissions de montage de financement par actions et des revenus de négociation ainsi que d’une diminution des pertes sur titres de placement par rapport à l’exercice précédent.

Outre que nos groupes d’exploitation ont obtenu d’excellents résultats, nous avons géré le capital et les risques liés aux devises avec efficacité. Notre capital demeure solide : en effet, notre ratio de capital de première catégorie atteignait 9,55 % au 31 octobre 2003, ce qui se situe bien au-dessus du minimum de 7 % exigé par les organismes de réglementation.

Par ailleurs, nous avons géré les risques liés aux devises de telle façon que, lors de l’impressionnante remontée du dollar canadien, nous n’avons perdu qu’environ 6 cents par action, ce qui était beaucoup moins que la perte subie par bien d’autres entreprises canadiennes.

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Nous concentrons nos efforts sur la croissance de notre organisation et de notre rentabilité en chiffres absolus, mais nous voulons également fournir un bon rendement par rapport au reste du secteur financier. Sur l’écran, vous pouvez voir le tableau comparatif des résultats des banques canadiennes. Il montre le rendement de BMO par rapport à notre groupe de référence du Canada. Nous y avons utilisé des couleurs pour montrer clairement les résultats : en vert, ce sont les mesures pour lesquelles BMO surpasse les membres du groupe de référence et en rouge, celles pour lesquelles nous n’y sommes pas parvenus.

Le rendement absolu de BMO s’est beaucoup amélioré en 2003 comparativement à 2002. Il convient de mentionner tout particulièrement notre ratio de productivité avant amortissement, qui est passé de la 5e à la 2e position. De plus, notre rendement par rapport au groupe de référence de l’Amérique du Nord s’est lui aussi amélioré en 2003.

DIAPO 9 - Résultats financiers du premier trimestre de 2004

Passons maintenant aux résultats du premier trimestre du présent exercice, que nous avons rendus publics ce matin. Ces résultats indiquent que nous nous appuyons sur ce que nous avons accompli en 2003 pour aller encore plus loin.

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J’ai donc le plaisir d’annoncer un revenu net de 532 millions de dollars, soit 1,00 $ par action. Abstraction faite de certains éléments totalisant 18 millions de dollars, le revenu net s’établit à 514 millions de dollars ou 0,97 $ par action.

Le rendement des capitaux propres a atteint 18,3 % pour le trimestre.

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Parmi les points saillants du trimestre, citons la croissance de 3,6 % que le revenu a enregistrée par rapport au même trimestre du dernier exercice. Par ailleurs, nous avons réduit nos frais d’environ 1 % et ramené notre ratio de productivité avant amortissement à 63,9 %, soit une amélioration de 270 points de base par rapport à l’an dernier. Et nous avons continué à mettre l’accent sur l’amélioration de notre productivité — notre objectif prioritaire pour 2004.

Un autre facteur important a été la réduction de 135 millions de dollars de la provision pour créances irrécouvrables par rapport à la même période il y a un an. Nous avons affecté un montant net de 15 millions de dollars au titre des créances irrécouvrables pour le trimestre; ce montant est constitué de 55 millions de dollars en provisions spécifiques et d’une réduction de 40 millions de dollars de notre réserve générale.

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Le revenu net de 246 millions de dollars produit par le groupe Particuliers et entreprises représente une hausse de 11 % par rapport à la même période du dernier exercice. Cette hausse est attribuable à la croissance du revenu au Canada et à la baisse des frais tant au Canada qu’aux États-Unis. Le revenu net a fléchi de 7 millions de dollars ou de 3 % par rapport au quatrième trimestre de 2003 en raison de l’effet du recul des taux d’intérêt.

Quant au groupe Gestion privée, son revenu net s’est établi à 55 millions de dollars pour le premier trimestre, soit 20 millions de dollars ou 55 % de plus qu’il y a un an. Cette amélioration résulte de la croissance des revenus de tous nos principaux secteurs d’activité, qui découlait elle-même d’un affermissement des facteurs fondamentaux du marché allié à des initiatives productrices de revenus.

Le revenu net du groupe Services d’investissement a atteint le niveau record de 212 millions de dollars pour le trimestre. Il s’agit là d’une hausse de 31 millions de dollars ou de 17 % par rapport au premier trimestre de 2003 et de 24 millions ou de 14 % par rapport au quatrième trimestre. Cette amélioration résulte d’une augmentation des revenus de commissions et de la diminution de la provision pour créances irrécouvrables dont j’ai parlé précédemment.

DIAPO 13 - Le nouveau climat de la gouvernance financière

Je suis persuadée que, sous la conduite de Tony, nous allons continuer à mobiliser davantage nos efforts pour améliorer le ratio de productivité, le résultat net et le rendement des capitaux propres. Toutefois, comme Tony l’a déjà mentionné, j’aimerais aussi vous parler un peu du climat dans lequel s’effectue actuellement la communication de l’information financière.

Partout en Amérique du Nord, la malhonnêteté de quelques-uns a ébranlé la confiance des investisseurs. Les législateurs, les organismes de réglementation et les professionnels de la comptabilité ont réagi rapidement pour renforcer les processus d’établissement des états financiers et les normes comptables connexes. Ils ont de bonnes intentions, mais leurs solutions sont coûteuses et ne tiennent pas bien compte du fait que de nombreuses compagnies disposent déjà de processus qui fonctionnent très bien.

Malheureusement, les solutions imposées récemment ne suffiront peut-être pas à rétablir la confiance des investisseurs. En dernière analyse, c’est la question de l’intégrité personnelle qui détermine la confiance des actionnaires, une intégrité intrinsèque qui ne repose par sur des lois, des règlements ou des normes, mais qui émane plutôt de la réputation des membres de notre personnel et de la qualité de nos processus.

Je me réjouis des nouveaux principes qui sous-tendent le nouveau cadre de transparence et de communication de l’information financière, même si je doute que nous ayons besoin de règlements supplémentaires là où des principes directeurs devraient suffire. La seule chose qui compte est celle-ci : les actionnaires ont le droit de connaître la situation financière réelle de l’entreprise.

Dans chaque secteur d’activité, le rôle du chef des finances a été soumis à un examen des plus rigoureux. Les questions de gouvernance financière qui touchent le travail d’un chef des finances figurent maintenant en tête des priorités de BMO et nous avons plus que jamais auparavant la possibilité de modeler une culture d’entreprise caractérisée par l’honnêteté, l’intégrité et la transparence.

La protection des intérêts des actionnaires

Le chef des finances de toute société a un rôle de premier plan à jouer quant à la protection des intérêts des actionnaires. En ma qualité de chef des finances, je préside le comité de la Banque qui établit la politique cadre sur la communication de l’information financière. Le principe fondamental de notre politique de communication de l’information financière est que personne ne doit tirer profit du fait d’avoir eu connaissance de renseignements importants avant le grand public. Le Comité des normes de divulgation est chargé de déterminer si l’on peut raisonnablement s’attendre à ce que l’information relative aux affaires de la Banque entraîne une variation importante du cours de l'action. Nous avons des normes et pratiques très strictes sur la façon de traiter cette information. Chaque fois que c’est possible, nous dépassons les exigences réglementaires.

De plus, en tant que chef des finances, j’ai toujours estimé que ma propre réputation était liée à l’intégrité de notre information financière. Et je sais que Tony pense la même chose pour lui-même. Nous n’avons pas eu besoin qu’une loi comme la loi américaine Sarbanes-Oxley nous dise que nous approuvions personnellement les états financiers. La loi Sarbanes-Oxley oblige les chefs de la direction et les chefs des finances de toutes les sociétés ouvertes faisant des affaires aux États-Unis à attester l’exactitude de leurs états financiers. Mais, il y a dix ans déjà, la Banque de Montréal avait instauré un vaste processus afin que nos cadres supérieurs assument personnellement la responsabilité des résultats que nous obtenons et de la manière dont nous les réalisons.

Chaque trimestre, 90 hauts dirigeants nous certifient à Tony et à moi par écrit, au nom de l'ensemble de la Banque, que les résultats déclarés pour leurs sphères de responsabilité respectives sont fidèles et exacts.

BMO applique des normes de responsabilité élevées. Par ailleurs, nous sommes souvent cités pour le volume, le détail, la transparence et la qualité générale des renseignements financiers que nous fournissons à nos actionnaires et au grand public. Notre rapport annuel a en effet reçu un total de 17 prix depuis 1992.

Nous estimons qu’en expliquant nos résultats — tant les bonnes nouvelles que les mauvaises — avec franchise et honnêteté, nous gagnons la confiance des investisseurs à long terme. De plus, nous sommes partisans de l’utilisation d’un langage clair. Les investisseurs devraient pouvoir comprendre facilement notre rapport financier. Même des investisseurs avertis peuvent se perdre dans la complexité des rapports financiers de certaines grandes organisations comme la nôtre. Ce n’est pas leur problème; c’est celui de l'organisation. Pour ma part, je suis déterminée à apporter toutes les améliorations qui seront nécessaires pour rendre nos résultats accessibles à tous les investisseurs.

Pour finir, je tiens à souligner que, dans le climat des affaires actuel, la gestion financière ne consiste pas simplement à appliquer les principes comptables généralement reconnus, ou PCGR. Les chefs des finances ne doivent pas se contenter de gérer les pratiques comptables de leur entreprise; ils doivent faire beaucoup plus. Nous assumons une importante responsabilité, celle d’aider l’entreprise à opérer les bons choix. Les chiffres bruts avec lesquels nous travaillons jour après jour deviennent des outils permettant d’orienter les objectifs stratégiques de l'entreprise année après année.

Et nous utiliserons ces chiffres pour évaluer notre rendement.

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Voici nos cibles financières pour l’exercice 2004 :

  • croissance de 10 % à 15 % du résultat par action;
  • rendement des capitaux propres de 16 % à 18 %;
  • provision pour créances irrécouvrables de 500 millions de dollars ou moins;
  • ratio de capital de première catégorie d’au moins 8 %;
  • amélioration de 150 à 200 points de base du ratio de productivité avant amortissement.
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Ce sont là nos cibles. Ce sont là les résultats que nous sommes résolus à atteindre et je suis heureuse de vous dire que nous sommes sur la bonne voie, compte tenu de nos résultats du premier trimestre.

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Mais surtout, sachez que vous pouvez toujours compter sur l’intégrité de nos résultats.

Merci.